L’ouvrage « Avantages et limites de l’intelligence artificielle dans la création d’un environnement éducatif inclusif », édité par Tudor-Ștefan Rotaru et le père professeur Constantin-Bogdan Feștilă, est né de la nécessité de comprendre avec lucidité l’un des grands bouleversements de notre époque : l’entrée de l’intelligence artificielle à l’école, à l’université et, plus largement, dans la culture de la formation de
l’homme.
Le livre ne part ni d’un enthousiasme naïf pour la technologie, ni d’un refus craintif de celle-ci, mais d’une question essentielle : comment l’intelligence artificielle peut-elle être utilisée sans que l’éducation n’oublie la personne concrète (l’enfant, l’adolescent, l’étudiant) avec sa dignité, ses vulnérabilités, son rythme et ses besoins?
Cet ouvrage rassemble des contributions interdisciplinaires issues des domaines de l’éthique, de la théologie, du droit, de la psychologie, de la pédagogie, de la gestion de l’éducation et de la pratique didactique, abordant à la fois les promesses de l’intelligence artificielle pour l’éducation inclusive et ses limites et ses risques : dépendance numérique, opacité algorithmique, préjugés cachés, falsification de la
réalité et affaiblissement du discernement.
Cet ouvrage s’adresse tout particulièrement aux enseignants, aux formateurs, aux étudiants, aux théologiens, aux spécialistes de l’éducation, ainsi qu’à tous ceux qui
s’intéressent à la manière dont la technologie peut servir la formation de l’homme, sans se substituer à la rencontre vivante entre les personnes.
À travers cet ouvrage, les auteurs proposent une réflexion appliquée et responsable sur l’intelligence artificielle, dans laquelle le critère ultime n’est pas la performance technologique, mais la préservation d’une éducation véritablement humaine, inclusive et orientée
vers le discernement.
En fin de compte, ce n’est pas l’intelligence artificielle qui décidera de ce qui deviendra l’homme, mais l’homme lui-même et la manière dont il choisira de rester ou non humain face à ses propres créations. C’est précisément pour cela que la tâche de notre époque n’est ni l’adoration idolâtre de la technologie, ni sa diabolisation simpliste, mais sa mise à sa juste place : sous le jugement de la vérité, sous l’exigence du bien, sous la responsabilité de la personne, et sans l’illusion qu’un
produit technique puisse jamais remplacer l’image vivante de l’homme ou l’œuvre de Dieu dans le monde. L’espérance des croyants, au fond, n’est pas de ce monde.
C’est pourquoi nous témoignons et attendons, selon la parole de Celui Qui dit : « Que l’injuste commette encore l’injustice et que l’impur vive encore dans l’impureté, mais que le juste pratique encore la justice et que le saint se sanctifie encore. Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre.» (Apocalypse 22, 11-12). (page 37).